Tuesday 28th March 2017
x-pressed | an open journal
March 31, 2016
March 31, 2016

Rapport et impressions de la manifestation de la droite « Nous sommes Berlin – Nous sommes l’Allemagne – Merkel doit quitter » et l’anti-manifestation du 12 mars 2016 à Berlin. Ce qui est arrivé, ce qui arrive en ce moment et ce qui restera…

Source: Indymedia  Category: Protest
This article is also available in: deen
Rapport et impressions de la manifestation de la droite « Nous sommes Berlin – Nous sommes l’Allemagne – Merkel doit quitter » et l’anti-manifestation du 12 mars 2016 à Berlin. Ce qui est arrivé, ce qui arrive en ce moment et ce qui restera…

De 2000 (notre estimation) à 3000 (estimation officielle de la police et la presse) nationalistes du spectre complet du mouvement de la droite ont marché dimanche de la cour de la station de train centrale de Berlin (Hauptbanhof) au quartier du gouvernement de Berlin (Regierungsviertel) qui avait été sécurisé – donc vide de toute personne.

Une large association de tous les partis démocratiques de la Maison des Représentants (allant de Die Linke à CDU), union de commerces, églises, organisations caritatives, et groupes/organisations de gauches avaient appelé la population à une contre-manifestation. Toutefois, seulement environ 1000 à 1400 personnes (tout au plus) se sont présentées. Malgré la proximité géographique de la contre-manifestation à Hauptbahnhof, la vue sur la manifestation de l’aile droite était presque complètement bloquée par la machinerie et les sites de constructions et par les groupes de policiers. La manifestation de l’aile droite s’est rassemblée aux alentours de 14 heures et s’est lentement et totalement dispersée sans encombre le long de la berge de la rivière Spree aux alentours de 15 heures 30 minutes.

Il n’y avait pas de contre-manifestants audibles ou visibles de l’autre côté de la rivière Spree (à la chancellerie, au Reichstag, etc.). Les participants de la plus grande contre-manifestation n’ont pas eu la chance de finir leur marche devant ou aux côtés de la route de la manifestation du Hauptbahnhof. Ils se tenaient pratiquement derrière les gens de la droite et devaient marcher ou conduire un bon moment sur les ponts, autour des barrières policières, etc. pour finir sur la même route que la manifestation de la droite. De façon assez remarquable, les policiers ont opéré avec des barrières stratégiques, des grilles, et l’escouade canine…, tout comme ils l’avaient fait à la manifestation de l’AfD (Alternitavie für Deutschland) quelques semaines auparavant. De cette façon, aucun manifestant ne pouvait être vu jusqu’à l’intersection de la Dorontheenstrasse. Excepté pour 2 tentatives de bloquer la marche de la droite au tout début, je n’ai vu ni entendu parler d’aucune autre action directe.

La zone de ralliement à Brandenburger Tor a été petit à petit fermée par la police sur une grande étendue et a été maintenue libre par la « sélection » des potentiels « faiseurs de troubles » (mots officiels utilisés). Les touristes irrités ont dû passer autour de la Brandenburger Tor par devant et derrière, ils n’ont eu aucune connaissance de ce qui se déroulait et ont poursuivis avec leur visite touristique normale. Il n’y avait aucun point de contact organisé (pour informations, appel, etc.) de la contre-manifestation antifa.

La manifestation de la droite n’était pas officiellement appuyée par Pegida et l’AfD (ils ne voulaient pas de mauvaise presse avant les élections d’aujourd’hui !), cependant, les messages personnels et faisant allusion aux deux partis étaient évidents. Les slogans étaient les mêmes, les bannières aussi. Tout comme les organisations Hogesa, Bärgida, Identitäre Bewegung qui se sont jointes à la manifestation au tout début. Leur chant était : « Nous ne voulons pas de refuges pour les chercheurs d’asile », « médias menteurs », « Merkel doit partir », « Antifa est de la merde, vous en êtes la preuve », « Quiconque n’aime pas l’Allemagne doit la quitter » et autres rebus nationalistes.

À environ 18h30, tout était terminé et dispersé par le plaisir et le brouhaha des masses de touristes.

Jusque là, tout a plutôt mal été. Merci à vous tous qui avez bougé vos fesses et tenté l’impossible avec quelques autres ! Malheureusement, il faut noter que, du au manque d’(auto)organisation, il y a eu peu de courage et de volonté de mise en œuvre, tout comme de créativité et de préparation, et peu de gens, qui ont seulement pu crier de loin et jouer ici et là au chat et à la souris avec les policiers.

Une question urgente subsiste :

Pourquoi y a-t-il actuellement à Berlin, malgré une large vague de fond de solidarité à l’égard des réfugiés, aussi peu de protestants pour s’occuper de l’aile droite dans les rues? Pourquoi n’avons-nous pas rendu possible la mobilisation extensive au centre de la ville pour la contre-manifestation ? Où sont les structures et les groupes qui se préparent et parfois se rassemblent une ou deux heures avant les manifestations officielles pour commencer à gâcher activement et créativement la fête de la droite ?

Juste avant 14 heures, les gens pouvaient se déplacer sans obstacle sur la route de l’aile droite… Presque tous les gens de droite ont pu se rendre à Hauptbahnhof, d’où ils pouvaient facilement marcher jusqu’à la zone qui avait été fermée pour eux… il n’y avait pas de grande bannières en vue, la rive de la Spree avant les bâtiments administratifs leur offrait assez d’espace… etc.

Ceci a été la deuxième plus grande manifestation des groupes de la droite nationalistes patriotiques et d’indépendants crétins, qui ont pu marcher pratiquement sans dérangement à travers le quartier Mitte de Berlin. Nous regardons toujours Dresden et plus tard, le temps viendra où à Berlin, ce qui se déplacera à l’extérieur de la rue Riagaer commencera à fonctionner à nouveau.

This article is also available in:

Translate this in your language

Like this Article? Share it!

Leave A Response