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December 6, 2012
December 6, 2012

L’UE ne connaît pas le Portugal

Author: O Jumento Translator: Athena Constantinou
Source: O Jumento  Category: On the crisis
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L’UE ne connaît pas le Portugal

Il est compréhensible que Mme Merkel ne soit pas familiarisée avec l’histoire de l’intégration européenne; elle a vécu à la RDA (République Démocratique Allemande) et son extrémisme peut être considéré comme le résultat des décennies pendant lesquelles l’idéologie de droite a été mise au placard dans tous les pays de l’Europe de l’Est. Mais cela est inacceptable pour la Commission Européenne, qui dirige la Troïka (le FMI, la BCE et la UE) et qui a, dans ses bureaux sombres, créé une école d’économistes dont même le laboratoire de Mengele à Auschwitz serait envieux. Au même moment où à la tête de l’UE se trouve un homme, membre d’un gouvernement dont le premier ministre a géré les fonds européens durant dix ans et, avant cela, avait détruit la compétitivité de l’économie en menant une campagne électorale en faveur de l’ajustement économique qui nous a menés à la porte du FMI.

L’UE ne connaît-elle pas le Portugal? Mais n’était-ce pas l’UE qui a promu le train à grande vitesse (TGV), cofinancé par l’UE elle-même et dont les lignes ont été approuvées à Bruxelles? N’était-ce pas la Commission qui a mis la pression à maintes reprises –la même pression et le chantage qu’elle exerce actuellement pour soumettre le pays à ces expérimentations novatrices néofascistes– n’était-ce pas l’UE qui nous avertissait que les financements destinés pour le TGV ne pouvaient pas être utilisés ailleurs?

N’était-ce pas la Commission qui a profité du sous-développement portugais et de l’opportunisme de notre gouvernement –spécialiste de la mendicité communautaire– pour obliger le pays, en échange de pots-de-vin, de renoncer à ses capacités de production dans les secteurs traditionnels? N’était-ce pas également celle qui a payé pour le démantèlement de la flotte de pêche, le déracinement des vignobles, l’abandon de plusieurs entreprises agricoles et l’arrêt de la commercialisation de nombreux produits végétaux nationaux?

N’était-ce pas la Commission qui a négocié, dans le cadre de la GATT (accord général sur les tarifs douaniers et le commerce), la suppression des droits de douane dans le but de promouvoir la mondialisation et les exportations par les pays les plus industrialisés vers la Chine en échange de l’importation de textiles et de chaussures? Et elle l’a fait tandis que l’Allemagne devenait de plus en plus riche en exportant des voitures de luxe, clignant l’œil à la Chine avec ses conditions médiévales de l’emploi et sa politique de sous-tarification. Et maintenant l’UE nous oblige en réalité à vendre à bas prix nos industries au Parti Communiste chinois, utilisant le Portugal comme l’exemple de l’ouverture de l’UE aux investissements corrompus de la Chine communiste en Europe.

N’était-ce pas l’UE qui a fermé les yeux à la corruption qui détournait les fonds communautaires destinés à accroître la compétitivité de l’économie portugaise? Combien d’enquêtes a mené l’UE pour clarifier la façon plutôt trouble avec laquelle ont été dépensés certains financements communautaires et pour lesquels tant a été dit dans les medias portugais? La corruption au Portugal a bénéficié du soutien tacite de l’UE, quand les fonds d’abord disséminés dans la corruption retournaient rapidement vers les partenaires communautaires sous la forme de biens de capital. En outre, Barroso est le Président actuel de la Commission et fut dans le passé le premier ministre d’un pays qui a acheté des sous-marins avec un accord considéré par la justice allemande elle-même comme un produit de la corruption.

Avec le comportement des économistes extrémistes tant à la Commission qu’au sein de la BCE, l’intégration portugaise entrera dans les annales de l’honteuse histoire politique et économique de l’Europe. Une histoire pleine de sales tours, d’opportunisme, d’us et abus de pouvoir de la part des pays les puis puissants et de la bureaucratie parasite et néofasciste de Bruxelles.

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